RAVITAILLEMENTS

Nous avions autant que possible en permanence 3 jours d’autonomie en eau et 10 jours de nourriture au départ de Cancale; aux Sept-Îles, il fallu néanmoins mendier 12 litres d‘eau à la navette venant de Perros-Guirec. Nous avons complété les rations à Batz, Molène, Groix et  Hœdic.

VOILES 

De type "tape-cul", en plus d'aider la progression, elles stabilisent le bateau comme une quille qui s'appuierait sur l'air; elles économisent au minimum une heure d'effort sur une journée de navigation.

LA PÉRIODE

Juin: de faibles coefficients de marée (un 105 quand même) , peu de touristes, la nature explose de fleurs, les journées sont longues, on peut lire sans lampe jusqu’à 22h30 un 12 juin, nous sommes à la longitude du Pays de Galles! À cette saison, on ne s’attend pas à avoir du beau temps, donc on ne peut être que "déçu en bien" comme disent les Suisses. Pour le soleil et une mer belle, préférer Juillet/Août ou les Maldives.

NAVIGATION 

Tracé de la route: une trajectoire la plus rectiligne possible avec un waypoint tous les 3 milles (soit 1 heure de navigation en kayak, pause comprise) pour s'assurer que l'on ne dérive pas et que l’on tient l’horaire. À ceux-ci s'ajoutent les points remarquables (balises, rochers, amers). Les plans de navigation jusqu’à Sein avaient été préparés à la maison par Agnès et modifiés sur place du fait des jours de retard. Le tableau journalier inclut les caps fond, les caps compas à suivre, les waypoints avec les temps de navigation et les distances, des commentaires comme les horaires de bascule de courant et plan de réchappe, coefficients et horaires de marée, vitesse et direction du courant, lever et coucher de soleil, N° de carte SHOM, N° d’atlas de courants, port de référence, heures des bulletins météo.

Certaines infos sont reportées sur la carte: tracé et waypoints, avec les caps et heures de passages, météo du jour, temps de pause.... 

Les cartes fournies par un sponsor avaient pour avantages d’être résistantes à l'eau, très facilement  interchangeables en cours de navigation, on pouvait y rajouter des notes avec un crayon gras même mouillées, et facile à compacter de part leur formats tous identiques. 

 FAUNE RENCONTRÉE

la plus forte concentration d’animaux est aux Sept-Îles

•  huitriers-pies en couple (très bruyants !!!)

•  goélans bruns

•  goélans marins

•  goélans argentés

•  fous de Bassans: sans doute les oiseaux les plus rencontrés, passé Penmarc’h, nombreux juvéniles.

•  pigeons ramiers en couple

•  aigrettes garzette

•  hérons cendrés

•  pétrels fulmar

•  pingouins torda

•  guillemots de Troil

•  macareux moines

•  tadornes de Belon

•  océanites tempête

• sternes Caugek, Pierregarin, de Dougall

•  grands dauphins ( 2 bancs + 1 solitaire)

•  phoques gris

SI C'ÉTAIT À REFAIRE

— partir de Chausey? du Mont-Saint Michel? 

— des pompes de cale fixes dans les bateaux.

— période plus favorable

— En biplace à quatre pour la rapidité, on peut passer devant/derrière, changer d'équipier, discuter facilement, consulter facilement une carte

— tenter dans l'autre sens

— un top neoprène, un bon anorak avec capuche, des protections de main contre le soleil, un pantalon en      polaire, un bonnet en polaire, des chaussettes néoprène

— ne pas débarquer à l’Île aux Moutons (Glénans) au printemps: nidification des sternes

— vérifier avant chaque embarquement (la veille même!) que tout l’accastillage est en bon état

— pouvoir passer sa voile à l'avant en position "foc" en cas de vent arrière fort et surfs